Le bois, c’est une énergie disponible avec 3 sources principales :

 - Les résidus des entreprises de transformation du bois : la moitié d’un arbre coupé devient des sous-produits susceptible d’être valorisés en chaudière.

 - Le bois récupéré : provenant des déchèteries comme de l’élagage, emballage, palette, s’il n’est pas souillé avec des traitements ou de la peinture.

 - Le bois issu de la forêt qui représente 1/4 du territoire en France. Largement sous exploitée en France, c’est le plus gros gisement de bois qui sera mobilisé dans les années à venir.

La mobilisation de cette ressource génère de nombreux emplois locaux non délocalisables : 4 fois plus d’emplois créés que le gaz ou le pétrole, dans l’entretien des espaces verts et des forêts, la transformation de combustible, la livraison, l’entretien de chaudières, etc…
 

C’est une énergie économique quelle que soit la forme utilisée, granulé, bûche ou plaquette, le bois est une des énergies les plus compétitives du marché. Son prix est relativement stable et n’est que peu impacté par les fluctuations du marché de l’énergie.

C'est une énergie confortable et performante car les chaudières automatiques, à plaquette ou à granulé, offrent le même degré d'automatisme, de performance et de confort que les chaudières modernes gaz ou fioul : le combustible est stocké dans un siol, qui remplace la cuve, et est acheminé automatiquement jusqu'à la chaudière. L'allumage et l'extinction peuvent être entièrement automatiques. Les progrès réalisés sur la conception des chaudières permettent aujourd'hui d'obtenir des rendements supérieurs à 80% et allant jusqu'à 102% pour les nouvelles chaudières à condensation : les consommations de bois sont donc plus faibles, l'encrassement et la quantité de cendres réduites.

C'est une énergie propre et renouvelable sous réserve que les prélèvements soient inférieurs à l'accroissement forestier. C'est le cas en Europe, où les fo^rts grandissent chaque année depuis un siècle. La combustion du bois n'émet pas de gaz à effet de serre : le CO2 émis lors de la combustion est absorbé par les végétaux en croissance, s'intéfrant au cycle naturel du carbone donc le bilan carbone est neutre.

 

Le chauffage au bois bien utilisé présente le double avantage de concilier durablement la création d’emplois et la protection de l’environnement. D’une part, près de 60 000 personnes vivent déjà en France de cette filière et d’autre part, la substitution des énergies fossiles (surtout fioul) par le bois contribue directement à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

La France est le 1er consommateur de bois-énergie en Europe avec 20 millions de m3 par an, mais le moins bien équipé avec un rendement moyen de 40% à cause de nombreuses cheminées à foyer ouvert (rendement catastrophique de 15%). Nous pourrions donc, avec des bonnes chaudières performantes, chauffer 2 fois plus de logements avec la même quantité de bois (sans prendre compte de l’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments) !

 

Avant de présenter les types de chaudières, on aborde d’abord les différents types de bois utilisés pour chauffer.

Il existe 3 types de bois : bûches, granulés, plaquettes. Ici, on ne parle que des bûches et des granulés. Les plaquettes sont réservées au usage collectif.

 

Les bûches

C'est la forme de bois-énergie la plus utilisée et la plus ancienne (car utilisée depuis 500 000 ans). En France, il couvre 20% des besoins de chauffage dans l'habitat et un foyer sur 2 l'utilise!

Une bûche est un rondin ou un quartier de 25, 33, 50 ou 100 cm de long. Les essences les plus prisées sont les bois feuillus durs comme le chêne, le hêtre, le frêne. Ce sont des bois à forte densité, donc à fort contenu énergétique, et dont la combustion est très lente. Les bois tendres (bouleau, platane, peuplier) ont un contenu énergétique plus faibles, mais brûlent rapidement, ils sont généralement utilisés lorsque l’on cherche une montée rapide en température. Les résineux sont également des bois qui peu denses brûlent rapidement et qui sont réputés pour encrasser plus rapidement les conduits.

L’humidité est toutefois le principal facteur de performance du combustible. Un combustible humide dégradera très nettement les performances de l’installation et génère plus de polluant (particules imbrulés). Par exemple, pour un bois de chêne, pour un taux d’humidité est de 10%, le rendement est de 78% et pour un taux d’humidité est de 50%, le rendement est de 46%.

L’utilisation de bois moyennement sec voire humide fait fonctionner l’appareil avec un mauvais rendement, donc consomme plus de bois, coûte généralement plus cher à l’utilisation, génère des polluants atmosphériques et encrasse plus rapidement l’appareil et le conduit de fumée.

Il est donc impératif de bien veiller à l’humidité de son combustible.

 

Les bûches compressées

Les bûches compressées sont constituées de sciure et de copeaux compressés. Très sèches (supérieur à 10% d’humidité) et à fort contenu énergétique, elle présentent l’avantage de se stocker plus facilement, et de générer moins de poussières. En revanche c’est un combustible vendu au détail et qui reste relativement coûteux (supérieur à 250 euros par tonne).

 

Les granulés de bois

Ils sont produits à partir de sciure et de copeaux propres provenant des entreprises transformatrices du bois (scerie, menuiserie,...) séchés puis comprimés sous haute pression. La résine présente dans le bois garantit l'homogénéité et la résistance des granulés. Sous l'effet de la pression et de la chaleur, la résine permet d'agglomérer les particules de bois assurant la cohésion du granulés, aucun additif n'est nécessaire. L'énergie "grise" mises en oeuvre pour sa fabrication reste relativement faible en comparaison d'autres combustibles.

Ces petits bâtons cylindriques ont un diamètre de 6 mm et une longueur de 1 à 3 cm. La forte densité et la faible quantité d’eau (8-10%) des granulés leur confèrent une teneur énergétique élevée (jusqu’à 5 kWh par kg).

L’homogénéité des granulés permet d’obtenir une combustion très constante avec un minimum d’émissions nocives. Leur densité et leur fluidité en font un combustible parfaitement adapté aux maisons individuelles, dans des chaudières automatiques.

Ils sont 3 fois plus volumineux mais presque 2 mois moins cher que le fioul, les granulés sont particulièrement adaptés aux maisons individuelles.

La qualité du granulé est un critère important pour le bon fonctionnement d’une chaudière automatique au bois. La certification du combustible permet d’apporter des garanties sur la qualité du combustible vendu : humidité, dimensions, résistance, pouvoir calorifique... Parmi ces certifications les plus connues sont Din+ (certification Allemande) et NF granulé bois (standard, performance ou industrielle).

Le granulé peut s’acheter :

 - En sac à l’unité de 15 kg pour les poêles hydro de faibles consommation.

 - En sac 15 kg sur palette d’environ 1 tonne.

 - En big-bag d’1 tonne.

 - En vrac, auquel cas la livraison s’effectue par camion souffleur, de capacité variant de 4 à 20 tonnes.

 

Le prix du bois énergie est actuellement un des plus bas du marché de l’énergie.

La tendance observée depuis 10 ans montre que l’augmentation du prix du bois, bien que réelle est toujours plus faible par rapport à celle des énergies fossiles. En moyenne sur 10 ans, là où le fioul a augmenté de 8% par an, le granulé augmente de 5% par an.

Le bois est donc une des énergies dont l’augmentation annuelle du prix est la plus faible.

L’augmentation du prix du granulé a plutôt tendance à s’atténuer dans le temps contrairement aux énergies fossiles. Il s’agit en effet d’une ressource produite localement abondante et renouvelable et dont la structuration de la filière s’améliore de manière continue aboutissant à une stabilisation des prix.

 

Il existe 2 types des chaudières à bois : alimentation manuelle et alimentation automatique.

Les Chaudières à alimentation manuelles

Les chaudières à bûches sont la solution idéale lorsque l’on possède son propre bois et que l’on est prêt à investir du temps pour du travail manuel afin de se chauffer. Les appareils modernes dit « turbo » et à « flamme inversée » permettent d’atteindre des rendements supérieurs à 80%. Les chaudières sont raccordées à des circuits de chauffage central à eau chaude et couplées à un ballon tampon qui est obligatoire pour ce cas-là. La seule contrainte est le rechargement manuel : il faut la recharger régulièrement (jusqu’à 2 fois par jour lors du grand froid). Confort et autonomie sont ainsi optimisés. Leur coût : 5 à 10 000 euros (hors radiateurs).

Le label flamme verte, est un gage de qualité pour les appareils domestiques de chauffage au bois. Une étiquette apposée sur les appareils permet de les reconnaître facilement. La performance de chaque appareil est évaluée à l’aide d’un système à étoile allant de 1 à 5.

 

Les poêles hydro, voir le sujet spécifique.

 

Les chaudières à granulés

Les chaudières automatiques à granulés, raccordées au système de chauffage par radiateurs ou plancher chauffant, offrent le même degré de confort qu’une chaudière fuel moderne et fonctionnent de la même manière avec une autonomie de 1 an. La principale différence est la contrainte et le stockage beaucoup plus volumineux (3 fois plus que le fioul pour le même besoin en chauffage). Le combustible est transporté automatiquement jusqu’au brûleur par un système de vis sans fin à partir d’un silo de stockage à proximité, puis s’enflamme grâce à un allumage électrique. Une régulation précise de l’amenée du combustible et de l’air primaire et secondaire permet d’adapter la puissance modulante, d’obtenir une combustion complète et donc d’optimiser les rendements : plus de 90% (jusqu’à 103% pour la chaudière à condensation). Cela induit une consommation modérée de bois, une très faible production de cendre, la forte réduction des émissions des particules polluantes ainsi qu’une usure du corps de chauffe réduite.

Le décendrage s’effectue automatiquement, il reste à vider le bac à cendre 2 à 3 fois dans l’hiver. Un entretien annuel doit être effectué par un professionnel. Un entretien annuel réalisé par un professionnel spécialisé est désormais obligatoire quel que soit le type de chaudière (Décret n°2009-649 du 9 juin 2009). Le prix est entre 100 et 200 euros suivant les entreprises.

Le prix d’une chaudière à granulés varie de 15 000 à 25 000 euros pose comprise (aides non compris).